Les U13 foncent vers le titre

1 février 2018    Catégorie(s) : U13 Imprimer. Imprimer.

En l’emportant le weekend dernier à la SIG (38-55), les U13 de l’ASSM ont fait un pas de géant vers le titre de champion d’Alsace. Invaincue après 12 rencontres, la troupe dirigée par Stéphane Diebold survole son groupe comme en témoigne un écart moyen supérieur à 60 points (83-22). Alors qu’il reste 10 journées à disputer, le BC Gries-Oberhoffen, classé deuxième, compte déjà deux victoires de retard et s’est lourdement incliné à Pfastatt (77-23). Sauf cataclysme, nos benjamins seront sacrés pour la troisième fois de rang à l’issue de la saison. La parole au head-coach!

Notre photo: sous la houlette du tandem Stéphane Diebold / Santo Rottura, nos U13 dominent le championnat d’Alsace de la tête et des épaules. (photo Jean-Laurent Soltner)

1. Stéphane, comment s’est déroulé le match à la SIG?

Notre adversaire était privé de trois joueurs qu’on avait vus évoluer avec la sélection du Bas-Rhin en décembre. On a fait ce qu’il fallait dans le 2e quart-temps (17-4) grâce à des actions plus individuelles que collectives. C’est un peu dérangeant. Le match aller était bien meilleur des deux côtés.

2. Quelles sont les forces et les faiblesses du groupe ?

On a dix 2e année qui ont chacun des qualités individuelles et plusieurs d’entre eux sont capables de scorer. Il n’y a pas de talent dominant mais dix bons joueurs de basket. Notre force principale réside dans l’homogénéité du groupe. On trouve à chaque fois un joueur capable d’apporter un plus. Les garçons ont beaucoup et bien travaillé jusqu’à Noël. Depuis les matchs ont été moyens dans le collectif. On n’a pas été bons ni à Erstein, ni contre la SIG. Une des explications sont les matchs gagnés trop facilement. On fait moins d’efforts en défense en laissant un peu plus de champ à son adversaire, l’aide vient un peu plus tard, on est moins sur les lignes de passe. En attaque, on oublie de faire l’extra-passe pour privilégier le un contre un. Le comportement individuel commence à primer.

3.  Es-tu surpris par ces résultats dans ce championnat à 12 équipes ?

Je dis toujours que nos résultats dépendent de la valeur du championnat. Cette année, le niveau est plus bas que celui de l’année dernière. Il y a deux ans, la formule était différente, on a disputé un championnat en deux phases, une première départementale pour se qualifier, la seconde dans un groupe de 8 équipes dont 4 étaient d’un bon niveau. Je comprends que le rôle du politique est de réfléchir pour le plus grand nombre mais je préférerais affronter quatre fois la SIG durant la saison plutôt que des équipes nettement moins performantes. Cette année, le championnat se limite à deux équipes fortes avec une SIG qui a souffert de blessures et a perdu de ce fait à Kaysersberg.

4. A titre personnel, tu vas remporter un 4e titre de rang à l’ASSM, le 3e avec les U13. Ton ressenti?

J’attends ma statue à l’entrée de la salle! (rires). Plus sérieusement, il faut relativiser. Il est plus facile d’être champion en U13 qu’en senior surtout quand on dispose des meilleurs joueurs du département. Ce qui m’intéresse, c’est la catégorie plus que les titres. A cet âge-là, les garçons sont encore dans les rêves et n’ont pas de problèmes de frustration par rapport aux sélections. On travaille avec eux sur l’individuel et les fondamentaux collectifs. Les résultats sont le fruit d’un gros volume de travail, on fait beaucoup de basket. On s’entraîne 4 fois par semaine plus du shooting certains samedis. Une difficulté réside dans le fait que les jeunes issus de ces générations n’ont plus l’habitude de travailler sur la durée et d’être patients, leur monde est dans l’instantané. Or, les progrès peuvent apparaître après un match, 3 matchs ou toute une saison. Ce qui est agréable, c’est de travailler avec Santo Rottura et Jordan Heldt. Thoma Kindbeiter nous a quittés pour raisons professionnelles, son emploi du temps n’était plus compatible. Santo et moi, on est comme un vieux couple, l’eau et le feu. On s’entend bien et c’est important. J’ai du plaisir à me rendre à l’entraînement. Etre trois, ça permet d’échanger. Par exemple, après chaque match, on fait un débriefing. On est 20-25 garçons à l’entraînement et on peut travailler en groupes réduits. Un coach travaille l’individuel, l’autre fait le collectif. L’un fait la défense, l’autre l’attaque. Ça permet aux jeunes de garder leur concentration et l’intensité de la séance. Enfin, tu fais un réel travail en opposition quand tu disposes de joueurs de qualité.

5. Quel est le programme de cette seconde partie de saison?

Il reste 10 matchs de championnat. Les U12 vont disputer le tournoi de Berlin, celui qui se dispute habituellement à Nouvel An. Les U13 iront à Lyon assister à un match de ProA puis un entraînement de l’ASVEL. Nous avons programmé 2 ou 3 matchs amicaux. Il y a aussi le Kids Game Basket (2,3,4 mars) qui, cette année, est tout sauf un objectif. En effet, il sera très difficile d’être compétitifs compte tenu du calendrier car le TIC/TIL (6 matchs) est programmé du 27 février au 2 mars à midi et qu’on débute le KGB commence le 2 mars à 16h45 ! On verra comment on arrive à gérer la fatigue de nos sélectionnés. On n’oublie pas que le championnat sera loin d’être fini à ce moment-là!

6. Ton moment le plus difficile de la saison?

La non-qualification de l’Italie pour la coupe du monde de foot avec un assistant-coach italien ! (rires)

Propos recueillis par Jean-Laurent Soltner