Antoine Linarès et Bertrand Taczanowski

Bertrand Taczanowski livre ses impressions sur la première saison du MPBA et ses perspectives. Découvrez l’interview de notre coprésident réalisée par Jean-Laurent Soltner.

Notre photo: Bertrand Taczanowski est tout sourire après l’élection à l’unanimité d’Antoine Linarès à la coprésidence. « Chacun a son domaine de compétence » affirme celui qui dirige avec réussite notre association depuis juin 2008. (photo Jean-Laurent Soltner)

Le 6 juillet 2018, soit il y a près d’un an, une A.G. extraordinaire validait le changement de nom mais aussi de dimension de notre association : l’ASSM Pfastatt devenait le Mulhouse Pfastatt Basket. Comment le président a-t-il vécu la première saison du MPBA? Qu’est-ce qui a changé concrètement au sein du club ?

Pour répondre à ta question, je l’ai très bien vécu. Pour rappel, le départ de ce rassemblement est une volonté politique entre les deux communes. En outre, je ne souhaitais plus poursuivre l’aventure en N2, faute de moyens, il faut l’écrire, et de temps. J’en avais assez donné et au bout d’un moment cela aurait explosé. Je remercie infiniment Stéphane DIEBOLD de m’avoir un jour parlé comme il l’a fait. Regarde l’union entre l’OL et l’ASVEL : les avertis auront compris le projet de T.P. : l’EUROLIGUE. Et pour y rester, il faut des moyens colossaux. La SIG y arrivera un jour aussi avec la propriété de sa salle. La Nationale 2 est le premier stade professionnel du basket en France. Cela aussi il faut l’écrire de sorte que les contrats sollicités sont financièrement importants, lorsque l’on respecte les règles imposées. Ce rassemblement était la seule alternative possible pour pouvoir poursuivre. Il fallait un homme neuf, un homme sans histoire avec aucun des protagonistes du passé et Antoine LINARES était l’homme de la situation. C’est mon choix et personne n’aurait pu m’imposer quelqu’un d’autre que lui. Sinon, il n’y aurait pas eu de rapprochement. C’est aussi simple que cela.

D’autres se seraient peut-être accrochés à cette place. Ce n’est pas mon style. Antoine a réussi.

Je n’ai ainsi plus eu à m’occuper de la gestion quotidienne de l’équipe première. Antoine et son équipe s’en sont chargés. Avec le résultat que l’on connaît. Depuis le 5 juin 2019, il est coprésident. Il le mérite. Et il était temps.

Le parcours sportif de nos formations a été exceptionnel. En résumé, quatre premières places pour nos quatre équipes seniors (en N2, N3, D2 et D3), un trophée coupe de France, une qualification en poule haute de nos U15 France, la deuxième place pour les U13 Région, la troisième pour les U15 Région, trois titres de champions du Haut-Rhin (S3, U20 et U13-2) et d’excellents résultats pour nos plus jeunes. Que t’inspire ce bilan ?

Je me permets d’écrire que d’avoir su mettre les bonnes personnes aux bonnes places permet d’arriver à ce type de résultat. Cela part d’il y a longtemps ! La venue de Pierre BILBEAU a été un appel fort à la formation. Puis Stéphane DIEBOLD. Je n’insisterai pas sur celle de JLM (Ndlr: Jean-Luc Monschau). Et l’apport incontestable de Yann SKOCZYLAS, qui malheureusement nous quitte pour s’en aller a priori travailler en Corse. Il y a quelque chose dans cette dernière phrase qui ne colle pas, je lui laisse le soin de m’en parler 🙂 🙂 . Le retour de Larry (Ndlr : Laurent Minnig), qui a pris beaucoup d’expérience à DESSENHEIM. Et pour clore, la venue d’Antoine et de son équipe.

La direction sportive à présent assumée par Stéphane DIEBOLD donne un fil conducteur rigoureux aux entraîneurs. Nous avons la chance d’en avoir de bons, de très bons même, lesquels sont exigeants avec les joueurs. Je leur rends hommage, car ce sont outre des passionnés, de belles personnes. Je suis très fier des relations que nous entretenons tous ensemble. Ce n’est pas toujours facile. Ils ne sont pas égoïstes et les plus anciens souhaitent transmettre leur savoir aux nouveaux C’est cela la force de notre club.

Je ne sais pas si beaucoup de clubs en France ont eu une fois dans leur vie, la possibilité d’écrire que leurs quatre équipes seniors ont gagné le droit de monter en division supérieure… Pour la première année du MPBA, c’est tout de même fantastique !

A titre personnel, je dirais que tout le temps que je consacre à essayer de leur donner les moyens pour leur permettre de faire leur travail, parce que c’en est un, est récompensé. Le salaire du bénévole que je suis est simplement la joie de les avoir et de les savoir motivés. Je n’en demande pas plus.

Première de sa poule, l’équipe N3, dirigée par Laurent Minnig et Francis Rieber, a gagné le droit d’évoluer en N2. Elle repart pourtant en N3. Quelles en sont les raisons ?

Comme je l’écrivais avant, la N2 est le plus bas niveau… du championnat professionnel. Même si je sais qu’aucun de nos joueurs n’aurait exigé un contrat de basketteur professionnel, que nous n’aurions pas eu les moyens de leur offrir, nous avons une grande responsabilité vis-à-vis d’eux. Je m’explique : trois d’entre eux sont salariés à plein temps, les sept autres sont étudiants, pour la plupart en première année (à présent en deuxième) d’un cycle assez long. J’ai été étudiant jusqu’à il n’y a encore pas si longtemps que cela et cela doit être leur priorité. Le basket est un à-côté. Ils sont très jeunes et ont encore le temps d’évoluer en N2. En outre, quelques-uns d’entre eux ont fait une saison en dents de scie : il leur faut chercher la régularité avant de franchir une étape supérieure. Regarde le boulot de Jo GREBONGO ou de Quentin DIEHL : N3 avec début de leurs études, N2 avec passage du diplôme, puis progression et N1. Deux exemples parmi d’autres.

Ceci indiqué, je vais te donner les raisons :

– financièrement d’abord : les frais d’inscription en championnat N2 sont quatre fois supérieurs à ceux de la N3. Ensuite, l’entraîneur doit être titulaire d’un D.E. (Ndlr: Diplôme d’Etat), sous peine d’amendes. Nous avons fait le calcul : €.17.500,00 supplémentaires. Et pas question que les gars voyagent en minibus. Je vais faire hurler certains présidents, mais pas Antoine en tous cas : nous avons une responsabilité et il n’est pas question de voyager jusqu’à PARIS ou LILLE dans ces conditions. Je veux pouvoir dormir tranquille.

– le diplôme d’état : pas question de changer le duo ultra complémentaire Larry-Francis. Larry en a pris conscience et s’attache à passer cette prochaine saison son équivalence.

– cela se prépare en construisant, comme nous l’avions fait avec JLM, une équipe prête à se battre au niveau supérieur, sans forcément de renfort que le club ne pourrait s’offrir. Nous sommes en train de la créer.

– enfin, notre vocation est d’intégrer des jeunes, des U18 en fait, et c’est plus facile en N3 qu’en N2 : Mathieu CICHOCKI, Tom NESCI, Francis KIOWANI et Johann NOTTER-EKANG son acolyte, vont participer aux séances d’entraînement. Peut-être le jeune Théo MARANZANA. Qu’ils écoutent, qu’ils fassent preuve d’humilité et ils seront progressivement intégrés. En tout état de cause, les S3 vont s’attaquer à la montée en PR2 et ils doivent être des fers de lance de cette équipe. Comme ceux qui les ont précédés et qui sont en N3 aujourd’hui : tout vient à point à qui sait attendre.

Quels sont les mouvements de l’intersaison dans cette équipe ?

Tout est écrit sur les S1. Pour les S2, nous avons fait signer le jeune Jean-Pierre DASYLVA (Ndlr: 22 ans, ailier fort ou pivot, 2,00m) de KB grâce à une excellente collaboration entre nos deux clubs. Un grand merci à Slav (Ndlr : Slavenko Vasiljevic). Deux autres joueurs vont peut-être nous rejoindre. Quant à Anto SPINALI, il rejoint les S1. JLM lui a donné sa priorité en lieu et place d’une recrue. Cela ne va pas être facile pour lui. Mais, je crois en lui. Je l’ai cherché chez ses parents il y a quatre ans pour cela. Il a la possibilité cette saison de s’entraîner comme jamais. Alors il y arrivera. Et nous aurons réussi à faire quelque chose de grand en croyant en un jeune.

Pour le surplus du club, je ferai le point avec Stéphane DIEBOLD, mais je sais que ceux qui nous ont rejoints ne le regretteront pas.

Au rayon des départs, certains choix sont tout simplement incohérents…comme l’an passé mais je n’ai pas envie de m’étendre là-dessus. Une fois de plus, nos meilleurs U15 partent en centre de formation à GRIES et à NANCY. J’ai un moment eu peur que le troisième marqueur de la poule haute du championnat de France U15, notre « boule nationale » Marc SKOCZYLAS ne trouve pas. Mais c’est chose faite à NANCY et c’est là un excellent choix.

Engagés en championnat de France, les U18 ont connu une saison difficile (une seule victoire en première phase et une autre en seconde). L’aventure s’arrête. Pourquoi ?

Tout simplement parce que la FFBB a délivré deux tickets pour les U18 France à la feu Région ALSACE, qui sont automatiquement attribués à GRIES et à la SIG. J’aurai l’occasion de dire ce que j’en pense à qui de droit, tu peux compter sur moi.

Tu relèves le résultat de cette équipe. Ce que j’ai vu moi, c’est une équipe gérée de main de maître par Aladin (Ndlr : Aladin Amdouni) avec des gosses qui ne se sont jamais laissé aller, qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes à longueur de semaine. Les garçons, soyez fiers de ce que vous avez réalisé. Nous recommencerons, mais nous avons d’abord à préparer cela : il faut davantage de possibilités d’entraînements, une collaboration avec des horaires aménagés dans un lycée, de l’hébergement, bref…encore beaucoup de pain sur la planche.

Et le souci est que nos meilleurs joueurs partent dès la fin de leur cursus U15 France. Nous devons leur offrir une possibilité de progresser chez nous avec des stades de progression adaptés. J’écris aujourd’hui que certains de nos S2 formés au club auront en définitive, sans être passés par un centre de formation, autant de réussite en N2 que ceux-là mêmes formés en centre de formation. Mais, ces derniers offrent une autre vue dimensionnelle que celle de la N3 ! Il faut que les parents nous fassent confiance !!!

Un mot sur l’école de basket, dirigée par l’inépuisable Alain Hemmerlin ? Quelles sont les stratégies mises en œuvre pour la développer ?

J’en dirai bientôt plus. J’ai imaginé un projet. Je l’ai présenté à un élu de chaque ville. Le résultat a été probant et je les remercie. Alain va le mettre en place sur le plan administratif. Puis, nous allons le présenter de façon très officielle aux deux communes. Et en avant. Alain mérite qu’on lui donne les moyens de faire perdurer son incroyable travail. Je pense que ce projet est une bombe.

Sur le plan organisationnel, le club s’est récemment doté d’un coprésident en la personne d’Antoine Linarès. Pourquoi deux têtes et quel est le rôle d’Antoine dans la structure ?

J’en ai parlé avant mais je vais développer un peu. Celui qui veut tout faire seul va dans le mur. Je le sais, je me le suis pris. Cela fait cinq ans que je tannais Antoine pour qu’il vienne nous rejoindre. Il s’est totalement investi dans son rôle et présente le club sur le plan financier à un incroyable niveau. Nous voulons réussir, nous voulons nous rapprocher de tout ce que Jean-Marc LENTZ avait réussi à faire. Mais chacun a son domaine de compétence : Antoine est impliqué sur le secteur pro et moi sur le secteur amateur. Mais nous n’avons pas de secret l’un pour l’autre. Nous nous entendons très bien. Nos amis communs ont réussi à créer cette alchimie entre nous. Nous sommes deux passionnés avec tout ce que cela peut impliquer 🙂 🙂 . Cette coprésidence était indispensable et nos membres l’ont compris… à l’unanimité. Un grand merci à eux.

En accédant au troisième niveau national, l’équipe fanion est entrée dans le monde professionnel. Le basket mulhousien a vécu cela en 2014 avec le FCM, lequel retombe en N2 en 2016 et est liquidé judiciairement le 30 mai 2018. Tu devines la question : qu’est-ce qui a fondamentalement changé pour que ça se passe mieux cette fois-ci ?

Les bonnes personnes aux bonnes places : une section pro d’un côté bien dirigée, une section amateur d’un autre côté, bien menée là encore. Et des gens qui s’entendent. Pour te donner un dernier exemple en date, une réunion d’information importante a lieu à PARIS mardi pour les clubs de N1. Tu connais mon emploi du temps et celui d’Antoine, mais nous y serions allés… Patrick SCHLEGEL, qui en a plus que nous, a spontanément proposé d’y aller. C’est la clé de la réussite. Servir l’entité et pas ses intérêts individuels. Antoine a su mettre autour d’une table des personnes qui ne se parlaient plus depuis des années mais qui, pour le basket, ont su passer (enfin) à autre chose. Il a fallu convaincre que sur le plan sportif, JLM était l’homme de la situation. Ce que tout le monde savait. On voit le résultat : que toutes ces personnes qui se reconnaîtront soient remerciées. L’intelligence a pris le dessus. Cela devient rare mais chez nous cela a été le cas. Ce n’est que mon avis.

L’équipe fanion évolue au Palais des sports de Mulhouse tandis que les autres jouent le plus souvent à la salle polyvalente de Pfastatt. Comment préserver un esprit club et construire des ponts entre toutes les formations ?

La section ELITE du FCM jouait au PDS. Les équipes de la section amateur au TSCHANZ  🙂 🙂 . Justement, la section PRO doit bénéficier des meilleures conditions de travail possible et le PDS est l’outil idoine mis à notre disposition par la M2A que je remercie vivement. Tout le mérite en revient à Antoine, qui a su convaincre les élus. Pour le reste, nous allons disposer enfin de créneaux sur la Ville de MULHOUSE et c’est génial. J’ai connu une époque où au MBC un groupe s’entraînait au MONTAIGNE et un autre au HAUT-POIRIER. Et la une au PDS. Où est le problème ? A part pour les empêcheurs de tourner en rond pour ne pas écrire autre chose (le club des cinq (Ndlr : Yannick et Jordan Heldt, Yann Skoczylas, Hervé Clodi et Anthony Sipp) voit parfaitement ce que j’aurais en principe indiqué et toi aussi d’ailleurs), je ne vois pas de problème à cela.

Si l’équipe fanion du MPBA venait encore à grimper d’un échelon, comment évoluerait la structure ?

Vers une structure sociétaire, indispensable à la survie du travail réalisé. Nous prenons les renseignements et nous saurons nous faire utilement conseiller. La FFBB accompagne beaucoup les clubs en ce sens, il faut le savoir.

Quels sont les objectifs sportifs ou autres pour la saison à venir ? Est-il envisageable à terme d’atteindre la dimension du BC Gries/Oberhoffen, dont l’équipe une est en ProB et qui s’est doté d’un nouveau centre de formation ?

Gagner le prochain match, pour reprendre la phrase de JLM. Je pense que les S1 vont donner le meilleur d’eux-mêmes pour intégrer la poule de play-off. Pour la section amateur, nous resterons très ambitieux. Stéphane va définir les objectifs, je reste à ma place.

Pour devenir GRIES, il faut savoir être patient et cela n’a pas toujours été le cas à MULHOUSE. Jean-Claude ROECKEL est un modèle de réussite professionnelle et il a su en faire bénéficier le basket. Son fils Romuald est sur la même lignée. Il a su s’entourer. Le point fort de GRIES, c’est d’avoir la pleine maîtrise de sa salle !!! Cela a été le tournant et tout s’est accéléré. Le centre de formation va leur apporter une aide du Conseil Général non négligeable mais je sais qu’ils sauront l’utiliser…pour la formation. Je suis admiratif du travail accompli. Tu pourrais citer SOUFFEL aussi. Et que dire de KB !!!

MULHOUSE doit être a minima au niveau de ces équipes. Nous avons des arguments que ces clubs n’ont pas : une gare à quelques minutes du PDS, un aéroport international, d’excellents hôtels, une vraie culture sportive, des attraits culturels importants comme nos musées, …et un tissu industriel qui se développe. Il faut croire en notre Ville. Les dirigeants de l’ASPTT Volley et du Hockey y croient. J’ai moins d’infos sur Gary ALLEN mais tout de même. Il y a de la place pour du monde, pas tout le monde mais du monde. Collaborons au lieu de nous tirer dessus. La Suisse et l’Allemagne sont à trente minutes de route !!!

Il faut arriver à convaincre les partenaires que le basket :

– assure un rôle éducatif. Le projet que j’ai préparé s’inscrit totalement dans cette logique.

– mais est aussi un endroit où il y a lieu de faire du business. Il faut arrêter de se cacher et assumer : sais-tu combien coûte un D.E. : plus de 7.500,00 € !!! Il faut les trouver. A travers les subventions, les Mulhousiens et les Pfastattois participent grandement à notre réussite avec les impôts qu’ils payent. Il faut trouver, malgré une fiscalité peu attractive, d’autres ressources. Et faire des affaires en fait partie.

Ton mot de la fin pour nos membres, sponsors, supporters et sympathisants ?

Ce mot sera le mien mais il est totalement partagé par Antoine :

Un mot pour Roland ANDRÉ. Je pense être l’un des rares à avoir gardé contact avec lui. Merci pour tout ce que tu as donné au basket, Doc. Merci. Je n’ai pas envie d’en écrire plus, cela n’a aucun intérêt.

A nos bénévoles : j’ai lu le compte rendu de l’A.G. de la Ligue du Grand Est : nous sommes a priori bénis de Dieu car nous en comptons énormément. D’autres veulent s’investir, mais nous n’avons pas été assez à l’écoute. Ce sera chose faite dès la rentrée. Des réunions sont prévues à ce sujet par pôle. Et la gestion de la buvette et de la billetterie du PDS confiée par Antoine va nous permettre de construire avantageusement nos projets : obtention d’un label fédéral, poursuite de la formation de nos coachs, de nos déplacements à l’international. Je vous remercie du fond du cœur de continuer à nous aider et remercie par avance ceux qui vont encore se joindre à nous.

A nos membres : d’aucuns nous font passer pour des élitistes qui ne veulent pas s’attacher à ceux qui ont le plus de difficultés à progresser. Je vais exposer notre principe : nous imposons X séances par semaine de travail au cours desquelles nous exigeons dans un cadre ludique une implication totale des garçons. Le travail paye et les résultats suivent. D’autres clubs font exactement le même travail et deviennent chaque année plus forts. Et ce qui motive nos cadres, c’est d’être en haut et de se donner les moyens d’y rester. Merci ainsi à tous nos joueurs, quelle que soit leur catégorie, de s’impliquer autant. Merci.

Au KOP 2001 : alors même que je n’étais pas encouragé par vos soins, j’écrivais que vous étiez un maillon indispensable à la réussite d’un club. Vous l’avez démontré et allez continuer à le faire. Mesdames, Messieurs, MERCI. Je sais que ces cinq lettres suffisent à votre bonheur. Avec les résultats bien entendu 🙂 🙂 . J’adore appeler Jérem (Ndlr : Jérémie Cozzi, le président du Kop) le jour d’un gros match : comme dirait Bengous, il est en Transylvanie! Et voir Ganesh, Flo et Pascal, et tous les autres tendus puis lâcher les chevaux pendant un match, ça n’a pas de prix. Vraiment pas de prix.

A nos sponsors et partenaires : aux élus de la Ville de MULHOUSE, aux élus de la Ville de PFASTATT et à ceux de la M2A, merci pour votre soutien. Nous nous efforçons d’être dignes de la confiance que vous nous accordez. A nos partenaires : vous le verrez, vous serez mis en lumière nous l’espérons à la hauteur de vos espérances. Nous travaillons avec beaucoup d’acharnement sur ce point. Merci de croire en nous, merci de nous faire confiance, merci de consacrer une grande part de votre réussite, dont vous pourriez égoïstement profiter, à nous aider. Vous être en réalité tous, institutionnels et autres, les acteurs sans lesquels nous ne pourrions pas avancer.

Je m’autorise enfin un dernier point : durant mes 11 années de présidence (Ndlr : Bertrand Taczanowski a succédé à Charles Stuber le 13 juin 2008), j’ai essayé de créer quelque chose. J’y ai été aidé par des personnes merveilleuses, encore présentes ou non, mais qui à un moment de leur vie m’ont fait confiance. Je les remercie. Je suis arrivé à un stade où la grenouille pouvait devenir aussi grosse que le bœuf et exploser. Mais, bien soutenu et bien conseillé, je pense avoir réussi à l’éviter. Nous avons encore tant de chose à faire. Tant d’histoires à écrire. Nous n’avons, chers supporteurs, chers futurs supporteurs, que besoin de vos encouragements pour nous donner l’essence qui nous permet d’avancer.

Antoine va, avec son équipe, tenter de stabiliser les S1 en N1 avant de conquérir une nouvelle division. Je vous demande à tous un maximum de soutien par votre présence lors des rencontres. Le club est très bien dirigé par nos chefs de pôle sous la houlette de Stéphane et je vais essayer de mon côté de développer un projet social avant de tenter de créer des passerelles sur le plan européen. Et oui 🙂 🙂 🙂 . Puis, le livre me concernant se refermera.