Antoine Linarès et Bertrand Taczanowski

Bertrand Taczanowski livre ses impressions sur la première saison du MPBA et ses perspectives. Découvrez l’interview de notre coprésident réalisée par Jean-Laurent Soltner.

Notre photo: Bertrand Taczanowski est tout sourire après l’élection à l’unanimité d’Antoine Linarès à la coprésidence. « Chacun a son domaine de compétence » affirme celui qui dirige avec réussite notre association depuis juin 2008. (photo Jean-Laurent Soltner)

Le 6 juillet 2018, soit il y a près d’un an, une A.G. extraordinaire validait le changement de nom mais aussi de dimension de notre association : l’ASSM Pfastatt devenait le Mulhouse Pfastatt Basket. Comment le président a-t-il vécu la première saison du MPBA? Qu’est-ce qui a changé concrètement au sein du club ?

Pour répondre à ta question, je l’ai très bien vécu. Pour rappel, le départ de ce rassemblement est une volonté politique entre les deux communes. En outre, je ne souhaitais plus poursuivre l’aventure en N2, faute de moyens, il faut l’écrire, et de temps. J’en avais assez donné et au bout d’un moment cela aurait explosé. Je remercie infiniment Stéphane DIEBOLD de m’avoir un jour parlé comme il l’a fait. Regarde l’union entre l’OL et l’ASVEL : les avertis auront compris le projet de T.P. : l’EUROLIGUE. Et pour y rester, il faut des moyens colossaux. La SIG y arrivera un jour aussi avec la propriété de sa salle. La Nationale 2 est le premier stade professionnel du basket en France. Cela aussi il faut l’écrire de sorte que les contrats sollicités sont financièrement importants, lorsque l’on respecte les règles imposées. Ce rassemblement était la seule alternative possible pour pouvoir poursuivre. Il fallait un homme neuf, un homme sans histoire avec aucun des protagonistes du passé et Antoine LINARES était l’homme de la situation. C’est mon choix et personne n’aurait pu m’imposer quelqu’un d’autre que lui. Sinon, il n’y aurait pas eu de rapprochement. C’est aussi simple que cela.

D’autres se seraient peut-être accrochés à cette place. Ce n’est pas mon style. Antoine a réussi.

Je n’ai ainsi plus eu à m’occuper de la gestion quotidienne de l’équipe première. Antoine et son équipe s’en sont chargés. Avec le résultat que l’on connaît. Depuis le 5 juin 2019, il est coprésident. Il le mérite. Et il était temps.

Le parcours sportif de nos formations a été exceptionnel. En résumé, quatre premières places pour nos quatre équipes seniors (en N2, N3, D2 et D3), un trophée coupe de France, une qualification en poule haute de nos U15 France, la deuxième place pour les U13 Région, la troisième pour les U15 Région, trois titres de champions du Haut-Rhin (S3, U20 et U13-2) et d’excellents résultats pour nos plus jeunes. Que t’inspire ce bilan ?

Je me permets d’écrire que d’avoir su mettre les bonnes personnes aux bonnes places permet d’arriver à ce type de résultat. Cela part d’il y a longtemps ! La venue de Pierre BILBEAU a été un appel fort à la formation. Puis Stéphane DIEBOLD. Je n’insisterai pas sur celle de JLM (Ndlr: Jean-Luc Monschau). Et l’apport incontestable de Yann SKOCZYLAS, qui malheureusement nous quitte pour s’en aller a priori travailler en Corse. Il y a quelque chose dans cette dernière phrase qui ne colle pas, je lui laisse le soin de m’en parler 🙂 🙂 . Le retour de Larry (Ndlr : Laurent Minnig), qui a pris beaucoup d’expérience à DESSENHEIM. Et pour clore, la venue d’Antoine et de son équipe.

La direction sportive à présent assumée par Stéphane DIEBOLD donne un fil conducteur rigoureux aux entraîneurs. Nous avons la chance d’en avoir de bons, de très bons même, lesquels sont exigeants avec les joueurs. Je leur rends hommage, car ce sont outre des passionnés, de belles personnes. Je suis très fier des relations que nous entretenons tous ensemble. Ce n’est pas toujours facile. Ils ne sont pas égoïstes et les plus anciens souhaitent transmettre leur savoir aux nouveaux C’est cela la force de notre club.

Je ne sais pas si beaucoup de clubs en France ont eu une fois dans leur vie, la possibilité d’écrire que leurs quatre équipes seniors ont gagné le droit de monter en division supérieure… Pour la première année du MPBA, c’est tout de même fantastique !

A titre personnel, je dirais que tout le temps que je consacre à essayer de leur donner les moyens pour leur permettre de faire leur travail, parce que c’en est un, est récompensé. Le salaire du bénévole que je suis est simplement la joie de les avoir et de les savoir motivés. Je n’en demande pas plus.

Première de sa poule, l’équipe N3, dirigée par Laurent Minnig et Francis Rieber, a gagné le droit d’évoluer en N2. Elle repart pourtant en N3. Quelles en sont les raisons ?

Comme je l’écrivais avant, la N2 est le plus bas niveau… du championnat professionnel. Même si je sais qu’aucun de nos joueurs n’aurait exigé un contrat de basketteur professionnel, que nous n’aurions pas eu les moyens de leur offrir, nous avons une grande responsabilité vis-à-vis d’eux. Je m’explique : trois d’entre eux sont salariés à plein temps, les sept autres sont étudiants, pour la plupart en première année (à présent en deuxième) d’un cycle assez long. J’ai été étudiant jusqu’à il n’y a encore pas si longtemps que cela et cela doit être leur priorité. Le basket est un à-côté. Ils sont très jeunes et ont encore le temps d’évoluer en N2. En outre, quelques-uns d’entre eux ont fait une saison en dents de scie : il leur faut chercher la régularité avant de franchir une étape supérieure. Regarde le boulot de Jo GREBONGO ou de Quentin DIEHL : N3 avec début de leurs études, N2 avec passage du diplôme, puis progression et N1. Deux exemples parmi d’autres.

Ceci indiqué, je vais te donner les raisons :

– financièrement d’abord : les frais d’inscription en championnat N2 sont quatre fois supérieurs à ceux de la N3. Ensuite, l’entraîneur doit être titulaire d’un D.E. (Ndlr: Diplôme d’Etat), sous peine d’amendes. Nous avons fait le calcul : €.17.500,00 supplémentaires. Et pas question que les gars voyagent en minibus. Je vais faire hurler certains présidents, mais pas Antoine en tous cas : nous avons une responsabilité et il n’est pas question de voyager jusqu’à PARIS ou LILLE dans ces conditions. Je veux pouvoir dormir tranquille.

– le diplôme d’état : pas question de changer le duo ultra complémentaire Larry-Francis. Larry en a pris conscience et s’attache à passer cette prochaine saison son équivalence.

– cela se prépare en construisant, comme nous l’avions fait avec JLM, une équipe prête à se battre au niveau supérieur, sans forcément de renfort que le club ne pourrait s’offrir. Nous sommes en train de la créer.

– enfin, notre vocation est d’intégrer des jeunes, des U18 en fait, et c’est plus facile en N3 qu’en N2 : Mathieu CICHOCKI, Tom NESCI, Francis KIOWANI et Johann NOTTER-EKANG son acolyte, vont participer aux séances d’entraînement. Peut-être le jeune Théo MARANZANA. Qu’ils écoutent, qu’ils fassent preuve d’humilité et ils seront progressivement intégrés. En tout état de cause, les S3 vont s’attaquer à la montée en PR2 et ils doivent être des fers de lance de cette équipe. Comme ceux qui les ont précédés et qui sont en N3 aujourd’hui : tout vient à point à qui sait attendre.

Quels sont les mouvements de l’intersaison dans cette équipe ?

Tout est écrit sur les S1. Pour les S2, nous avons fait signer le jeune Jean-Pierre DASYLVA (Ndlr: 22 ans) de KB grâce à une excellente collaboration entre nos deux clubs. Un grand merci à Slav (Ndlr : Slavenko Vasiljevic). Deux autres joueurs vont peut-être nous rejoindre. Quant à Anto SPINALI, il rejoint les S1. JLM lui a donné sa priorité en lieu et place d’une recrue. Cela ne va pas être facile pour lui. Mais, je crois en lui. Je l’ai cherché chez ses parents il y a quatre ans pour cela. Il a la possibilité cette saison de s’entraîner comme jamais. Alors il y arrivera. Et nous aurons réussi à faire quelque chose de grand en croyant en un jeune.

Pour le surplus du club, je ferai le point avec Stéphane DIEBOLD, mais je sais que ceux qui nous ont rejoints ne le regretteront pas.

Au rayon des départs, certains choix sont tout simplement incohérents…comme l’an passé mais je n’ai pas envie de m’étendre là-dessus. Une fois de plus, nos meilleurs U15 partent en centre de formation à GRIES et à NANCY. J’ai un moment eu peur que le troisième marqueur de la poule haute du championnat de France U15, notre « boule nationale » Marc SKOCZYLAS ne trouve pas. Mais c’est chose faite à NANCY et c’est là un excellent choix.

Engagés en championnat de France, les U18 ont connu une saison difficile (une seule victoire en première phase et une autre en seconde). L’aventure s’arrête. Pourquoi ?

Tout simplement parce que la FFBB a délivré deux tickets pour les U18 France à la feu Région ALSACE, qui sont automatiquement attribués à GRIES et à la SIG. J’aurai l’occasion de dire ce que j’en pense à qui de droit, tu peux compter sur moi.

Tu relèves le résultat de cette équipe. Ce que j’ai vu moi, c’est une équipe gérée de main de maître par Aladin (Ndlr : Aladin Amdouni) avec des gosses qui ne se sont jamais laissé aller, qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes à longueur de semaine. Les garçons, soyez fiers de ce que vous avez réalisé. Nous recommencerons, mais nous avons d’abord à préparer cela : il faut davantage de possibilités d’entraînements, une collaboration avec des horaires aménagés dans un lycée, de l’hébergement, bref…encore beaucoup de pain sur la planche.

Et le souci est que nos meilleurs joueurs partent dès la fin de leur cursus U15 France. Nous devons leur offrir une possibilité de progresser chez nous avec des stades de progression adaptés. J’écris aujourd’hui que certains de nos S2 formés au club auront en définitive, sans être passés par un centre de formation, autant de réussite en N2 que ceux-là mêmes formés en centre de formation. Mais, ces derniers offrent une autre vue dimensionnelle que celle de la N3 ! Il faut que les parents nous fassent confiance !!!

Un mot sur l’école de basket, dirigée par l’inépuisable Alain Hemmerlin ? Quelles sont les stratégies mises en œuvre pour la développer ?

J’en dirai bientôt plus. J’ai imaginé un projet. Je l’ai présenté à un élu de chaque ville. Le résultat a été probant et je les remercie. Alain va le mettre en place sur le plan administratif. Puis, nous allons le présenter de façon très officielle aux deux communes. Et en avant. Alain mérite qu’on lui donne les moyens de faire perdurer son incroyable travail. Je pense que ce projet est une bombe.

Sur le plan organisationnel, le club s’est récemment doté d’un coprésident en la personne d’Antoine Linarès. Pourquoi deux têtes et quel est le rôle d’Antoine dans la structure ?

J’en ai parlé avant mais je vais développer un peu. Celui qui veut tout faire seul va dans le mur. Je le sais, je me le suis pris. Cela fait cinq ans que je tannais Antoine pour qu’il vienne nous rejoindre. Il s’est totalement investi dans son rôle et présente le club sur le plan financier à un incroyable niveau. Nous voulons réussir, nous voulons nous rapprocher de tout ce que Jean-Marc LENTZ avait réussi à faire. Mais chacun a son domaine de compétence : Antoine est impliqué sur le secteur pro et moi sur le secteur amateur. Mais nous n’avons pas de secret l’un pour l’autre. Nous nous entendons très bien. Nos amis communs ont réussi à créer cette alchimie entre nous. Nous sommes deux passionnés avec tout ce que cela peut impliquer 🙂 🙂 . Cette coprésidence était indispensable et nos membres l’ont compris… à l’unanimité. Un grand merci à eux.

En accédant au troisième niveau national, l’équipe fanion est entrée dans le monde professionnel. Le basket mulhousien a déjà vécu cela en 2014 avec le FCM, lequel retombe en N2 en 2016 et est liquidé judiciairement le 30 mai 2018. Tu devines la question : qu’est-ce qui a fondamentalement changé pour que ça se passe mieux cette fois-ci ?

Les bonnes personnes aux bonnes places : une section pro d’un côté bien dirigée, une section amateur d’un autre côté, bien menée là encore. Et des gens qui s’entendent. Pour te donner un dernier exemple en date, une réunion d’information importante a lieu à PARIS mardi pour les clubs de N1. Tu connais mon emploi du temps et celui d’Antoine, mais nous y serions allés… Patrick SCHLEGEL, qui en a plus que nous, a spontanément proposé d’y aller. C’est la clé de la réussite. Servir l’entité et pas ses intérêts individuels. Antoine a su mettre autour d’une table des personnes qui ne se parlaient plus depuis des années mais qui, pour le basket, ont su passer (enfin) à autre chose. Il a fallu convaincre que sur le plan sportif, JLM était l’homme de la situation. Ce que tout le monde savait. On voit le résultat : que toutes ces personnes qui se reconnaîtront soient remerciées. L’intelligence a pris le dessus. Cela devient rare mais chez nous cela a été le cas. Ce n’est que mon avis.

L’équipe fanion évolue au Palais des sports de Mulhouse tandis que les autres jouent le plus souvent à la salle polyvalente de Pfastatt. Comment préserver un esprit club et construire des ponts entre toutes les formations ?

La section ELITE du FCM jouait au PDS. Les équipes de la section amateur au TSCHANZ  🙂 🙂 . Justement, la section PRO doit bénéficier des meilleures conditions de travail possible et le PDS est l’outil idoine mis à notre disposition par la M2A que je remercie vivement. Tout le mérite en revient à Antoine, qui a su convaincre les élus. Pour le reste, nous allons disposer enfin de créneaux sur la Ville de MULHOUSE et c’est génial. J’ai connu une époque où au MBC un groupe s’entraînait au MONTAIGNE et un autre au HAUT-POIRIER. Et la une au PDS. Où est le problème ? A part pour les empêcheurs de tourner en rond pour ne pas écrire autre chose (le club des cinq (Ndlr : Yannick et Jordan Heldt, Yann Skoczylas, Hervé Clodi et Anthony Sipp) voit parfaitement ce que j’aurais en principe indiqué et toi aussi d’ailleurs), je ne vois pas de problème à cela.

Si l’équipe fanion du MPBA venait encore à grimper d’un échelon, comment évoluerait la structure ?

Vers une structure sociétaire, indispensable à la survie du travail réalisé. Nous prenons les renseignements et nous saurons nous faire utilement conseiller. La FFBB accompagne beaucoup les clubs en ce sens, il faut le savoir.

Quels sont les objectifs sportifs ou autres pour la saison à venir ? Est-il envisageable à terme d’atteindre la dimension du BC Gries/Oberhoffen, dont l’équipe une est en ProB et qui s’est doté d’un nouveau centre de formation ?

Gagner le prochain match, pour reprendre la phrase de JLM. Je pense que les S1 vont donner le meilleur d’eux-mêmes pour intégrer la poule de play-off. Pour la section amateur, nous resterons très ambitieux. Stéphane va définir les objectifs, je reste à ma place.

Pour devenir GRIES, il faut savoir être patient et cela n’a pas toujours été le cas à MULHOUSE. Jean-Claude ROECKEL est un modèle de réussite professionnelle et il a su en faire bénéficier le basket. Son fils Romuald est sur la même lignée. Il a su s’entourer. Le point fort de GRIES, c’est d’avoir la pleine maîtrise de sa salle !!! Cela a été le tournant et tout s’est accéléré. Le centre de formation va leur apporter une aide du Conseil Général non négligeable mais je sais qu’ils sauront l’utiliser…pour la formation. Je suis admiratif du travail accompli. Tu pourrais citer SOUFFEL aussi. Et que dire de KB !!!

MULHOUSE doit être a minima au niveau de ces équipes. Nous avons des arguments que ces clubs n’ont pas : une gare à quelques minutes du PDS, un aéroport international, d’excellents hôtels, une vraie culture sportive, des attraits culturels importants comme nos musées, …et un tissu industriel qui se développe. Il faut croire en notre Ville. Les dirigeants de l’ASPTT Volley et du Hockey y croient. J’ai moins d’infos sur Gary ALLEN mais tout de même. Il y a de la place pour du monde, pas tout le monde mais du monde. Collaborons au lieu de nous tirer dessus. La Suisse et l’Allemagne sont à trente minutes de route !!!

Il faut arriver à convaincre les partenaires que le basket :

– assure un rôle éducatif. Le projet que j’ai préparé s’inscrit totalement dans cette logique.

– mais est aussi un endroit où il y a lieu de faire du business. Il faut arrêter de se cacher et assumer : sais-tu combien coûte un D.E. : plus de 7.500,00 € !!! Il faut les trouver. A travers les subventions, les Mulhousiens et les Pfastattois participent grandement à notre réussite avec les impôts qu’ils payent. Il faut trouver, malgré une fiscalité peu attractive, d’autres ressources. Et faire des affaires en fait partie.

Ton mot de la fin pour nos membres, sponsors, supporters et sympathisants ?

Ce mot sera le mien mais il est totalement partagé par Antoine :

Un mot pour Roland ANDRÉ. Je pense être l’un des rares à avoir gardé contact avec lui. Merci pour tout ce que tu as donné au basket, Doc. Merci. Je n’ai pas envie d’en écrire plus, cela n’a aucun intérêt.

A nos bénévoles : j’ai lu le compte rendu de l’A.G. de la Ligue du Grand Est : nous sommes a priori bénis de Dieu car nous en comptons énormément. D’autres veulent s’investir, mais nous n’avons pas été assez à l’écoute. Ce sera chose faite dès la rentrée. Des réunions sont prévues à ce sujet par pôle. Et la gestion de la buvette et de la billetterie du PDS confiée par Antoine va nous permettre de construire avantageusement nos projets : obtention d’un label fédéral, poursuite de la formation de nos coachs, de nos déplacements à l’international. Je vous remercie du fond du cœur de continuer à nous aider et remercie par avance ceux qui vont encore se joindre à nous.

A nos membres : d’aucuns nous font passer pour des élitistes qui ne veulent pas s’attacher à ceux qui ont le plus de difficultés à progresser. Je vais exposer notre principe : nous imposons X séances par semaine de travail au cours desquelles nous exigeons dans un cadre ludique une implication totale des garçons. Le travail paye et les résultats suivent. D’autres clubs font exactement le même travail et deviennent chaque année plus forts. Et ce qui motive nos cadres, c’est d’être en haut et de se donner les moyens d’y rester. Merci ainsi à tous nos joueurs, quelle que soit leur catégorie, de s’impliquer autant. Merci.

Au KOP 2001 : alors même que je n’étais pas encouragé par vos soins, j’écrivais que vous étiez un maillon indispensable à la réussite d’un club. Vous l’avez démontré et allez continuer à le faire. Mesdames, Messieurs, MERCI. Je sais que ces cinq lettres suffisent à votre bonheur. Avec les résultats bien entendu 🙂 🙂 . J’adore appeler Jérem (Ndlr : Jérémie Cozzi, le président du Kop) le jour d’un gros match : comme dirait Bengous, il est en Transylvanie! Et voir Ganesh, Flo et Pascal, et tous les autres tendus puis lâcher les chevaux pendant un match, ça n’a pas de prix. Vraiment pas de prix.

A nos sponsors et partenaires : aux élus de la Ville de MULHOUSE, aux élus de la Ville de PFASTATT et à ceux de la M2A, merci pour votre soutien. Nous nous efforçons d’être dignes de la confiance que vous nous accordez. A nos partenaires : vous le verrez, vous serez mis en lumière nous l’espérons à la hauteur de vos espérances. Nous travaillons avec beaucoup d’acharnement sur ce point. Merci de croire en nous, merci de nous faire confiance, merci de consacrer une grande part de votre réussite, dont vous pourriez égoïstement profiter, à nous aider. Vous être en réalité tous, institutionnels et autres, les acteurs sans lesquels nous ne pourrions pas avancer.

Je m’autorise enfin un dernier point : durant mes 11 années de présidence (Ndlr : Bertrand Taczanowski a succédé à Charles Stuber le 13 juin 2008), j’ai essayé de créer quelque chose. J’y ai été aidé par des personnes merveilleuses, encore présentes ou non, mais qui à un moment de leur vie m’ont fait confiance. Je les remercie. Je suis arrivé à un stade où la grenouille pouvait devenir aussi grosse que le bœuf et exploser. Mais, bien soutenu et bien conseillé, je pense avoir réussi à l’éviter. Nous avons encore tant de chose à faire. Tant d’histoires à écrire. Nous n’avons, chers supporteurs, chers futurs supporteurs, que besoin de vos encouragements pour nous donner l’essence qui nous permet d’avancer.

Antoine va, avec son équipe, tenter de stabiliser les S1 en N1 avant de conquérir une nouvelle division. Je vous demande à tous un maximum de soutien par votre présence lors des rencontres. Le club est très bien dirigé par nos chefs de pôle sous la houlette de Stéphane et je vais essayer de mon côté de développer un projet social avant de tenter de créer des passerelles sur le plan européen. Et oui 🙂 🙂 🙂 . Puis, le livre me concernant se refermera.

Jean-Luc Monschau a bien voulu répondre à nos questions et nous l’en remercions. Précis, percutant et sans détour comme à son habitude, le natif de Mulhouse et résident à Pfastatt s’exprime sur différents sujets autour de la création du MPBA. Profitez!

Notre photo: c’est ravi de pouvoir animer les premières séances d’entraînement du MPBA Elite au gymnase Maurice Schoenacker que Jean-Luc Monschau a entamé une 27e saison sous les couleurs mulhousiennes ou pfastattoises. (photo Jean-Laurent Soltner) 

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A la trêve des confiseurs, nos formations présentent un bilan que l’on peut qualifier d’exceptionnel, notamment au niveau des jeunes. Après l’interview du président Bertrand Taczanowski réalisée le mois dernier, celle du manager général chargé du sportif Yann Skoczylas s’imposait tout naturellement. Merci à lui d’avoir répondu à nos questions!

Notre photo: Yann Skoczylas joint le geste à la parole lors de la soirée sponsors organisée en mai dernier à la suite du titre de champion de France remporté par nos U15 à Agen. L’ex-espoir du MBC dirige avec réussite une équipe de techniciens hors pair. (photo Jean-Laurent Soltner)

  1. Tu as quitté le FCM pour rejoindre notre club à l’été 2015 avec toute ton équipe de techniciens. Après deux saisons et demie, comment te sens-tu à Pfastatt ?

Tout va très bien, mais il est vrai qu’à notre venue nous avions entendu beaucoup de choses, pas toujours positives et surtout de personnes qui ne sont pas ou plus au club. J’ai entendu dire que notre venue ne marcherait jamais car le FCM et Pfastatt n’avaient pas le même ADN… Le résultat est que j’estime et dis haut et fort que nous avons été très bien accueillis par des très bonnes personnes, et je sais pour parler au nom de tous mes entraîneurs que nous nous sentons très bien dans ce club, que nos conditions de travail sont bonnes et que la bonne humeur est présente quotidiennement.

  1. L’équipe une est classée à la deuxième place de la poule D de N2, qualificative pour les play-offs d’accession en N1. L’appétit venant en mangeant, on se met à rêver sur les bords de la Doller. Qu’en penses-tu ?

Oui, c’est certain, nous sommes tous des sportifs et bien entendu l’accession en N1 serait…(je n’ai pas de mot) EXTRAORDINAIRE. Cependant, comme tout le monde le sait, le club de Pfastatt est avant tout un club formateur, tourné autour des jeunes, pour les jeunes. L’équipe une étant une véritable locomotive médiatique et financière pour notre club, elle est bien entendu très importante, mais je peux assurer que jamais nous ne mettrons le club en danger financièrement pour l’équipe 1. Jamais nous ne recruterons des mercenaires désintéressés, c’est pour cela que je me suis réjoui du recrutement fait cette année par Jean-Luc Monschau qui tourne autour de jeunes issus de centres de formation. Ces jeunes sont parfois disponibles pour entraîner nos équipes de jeunes, entrant ainsi tout à fait dans notre idéologie. La montée en N1, on en parle peu pour l’instant car nous avons assez de travail avec toutes nos équipes de jeunes. On fera le point vers le mois de mars. Si à ce moment-là nous sommes toujours aussi bien classés, alors nous analyserons et réfléchirons sur l’avenir. Mais un grand bravo à l’équipe 1 dans son intégralité car en plus d’être de bons joueurs, les gars sont des types vraiment très bien.

  1. A deux journées de la fin de la phase aller, l’équipe réserve est deuxième du championnat prénational, un classement synonyme de montée en N3. Est-ce un objectif envisageable et souhaitable ?

Oui clairement, notre priorité n’a pas forcément été l’équipe 1 cette année, mais l’équipe 2 ! Pour preuve, elle a été entièrement équipée, elle a un nouveau coach en la personne de Laurent MINNIG et un nouvel adjoint Francis RIEBER, et elle bénéficie du recrutement de très bons jeunes joueurs, de la conservation de Damien THIBEDORE et de très bonnes conditions d’entraînements. Là encore, nous verrons un peu plus tard dans la saison, mais nos seniors 2 sont pour nous un réel projet dans le club et c’est vraiment super de voir des garçons de 17 ans (pour certains) jouer dans cette équipe. C’est tout à fait ce que nous voulions et la tendance va encore s’accentuer dans quelques années avec nos jeunes qui continuent à arriver et qui vont pousser des portes…

  1. 48 victoires en 49 rencontres. Tel est le bilan présenté par nos équipes première de jeunes. Il se détaille ainsi : 7/7 pour les U20 Alsace de Julien Bruder, 6/6 pour les U17 Alsace de Jean Louis Tschamber, 10/10 pour les U15 France d’Hervé Clodi et Annick Riff, 8/8 pour les U13 Alsace de Stéphane Diebold, 8/8 pour les U11 de Georges Aunis et 9/10 pour les U9 de Christel Chaumartin. On en reste bouche bée. Quelles sont les raisons d’une telle réussite ? Quels sont les objectifs fixés dans chacune de ces catégories ?

Les raisons : LE TRAVAIL et LE SERIEUX ! C’est vrai que les résultats sont très bons, encore une fois nous avons la chance d’être très attractifs ce qui nous donne la possibilité de recruter de bons joueurs. Nous avons également mis en place une politique élitiste, tournée autour de l’excellence et du travail, nous établissons des fiches de présence, certaines équipes ont même un préparateur physique, nombreuses équipes participent à de gros tournois ce qui met de suite nos jeunes en situation de haut niveau. De plus, et je pense que c’est le cœur de la réussite : la qualité des entraîneurs. Je pense que l’on peut avoir toutes les structures et tout l’argent que l’on veut, si les entraîneurs ne sont pas heureux, compétents et investis, c’est l’échec. Ainsi mon travail au quotidien est d’apporter un soutien, des limites parfois, des moyens et une ligne directrice à tous mes entraîneurs, et ce, en matière d’organisation, de vision du jeu, de cohérence par rapport au positionnement de chaque jeune. Il faut savoir que chaque jeune du club est important, connu et positionné de façon individuelle dans la structure.

Les objectifs : l’école de basket forme les jeunes à être performant dès le plus jeune âge et les poussins 1 ont leur premier vrai objectif avec le mondial de BOURBOURG. Les U13-1 : champions d’Alsace et préparer les minimes France pour certains. Les U15 : meilleur résultat possible, les U15-2 peuvent espérer un titre de champions d’Alsace, les U15 France ont atteint l’objectif de qualification pour la poule haute, après… pourquoi pas un doublé champion de France mais ce sera très difficile et nous n’y pensons pas. Les U17 : champions d’Alsace et champions du Haut-Rhin. Les U20 : champions d’Alsace.

Ce sont des objectifs qui ont été fixés aux coachs de certaines équipes. Les autres ont un objectif de formation, c’est-à-dire travailler pour l’année d’après.

  1. Les équipes 2 ne sont pas en reste avec notamment les U15 Alsace d’Hervé Clodi et Anthony Sipp, qui peuvent encore rêver du titre, ainsi que les U17 de Quentin Diehl et les U13 de Jordan Heldt invaincus en championnat. Les raisons du succès sont-elles identiques ? Peut-on parler d’hégémonie de la formation pfastattoise ?

Oui tout à fait, ce qui peut expliquer ces résultats sont les liaisons. Je m’explique : les équipes ne sont pas fixes et fermées et c’est une réelle volonté de ma part. Les jeunes s’entraînent avec plusieurs techniciens, dans différents endroits et à différents niveaux (avec bien entendu une équipe de référence). Ainsi ils jouent toujours au niveau le plus élevé que les règlements et leurs capacités permettent.

Les équipes 2, voire 3, ont toujours des objectifs, elles sont aidées pour les atteindre par les autres équipes, qui fournissent quand elles le peuvent des joueurs en complément.

  1. Les moyens mis à disposition pour travailler, notamment en matière de salle, sont-ils suffisants ? Si tu réponds par la négative, où sont les manquements et comment peut-on y remédier ?

Oui et non : oui car tous les entraîneurs ont obtenu les créneaux qu’ils souhaitaient. Non car ce sont des créneaux payants et très coûteux pour le club car extérieurs. Nous nous entraînons à la salle polyvalente, à Morschwiller-le-Bas, au Cluny, au centre sportif de Mulhouse, ce n’est pas l’idéal mais les résultats prouvent que malgré tout ça marche. L’idéal dans un monde merveilleux serait une nouvelle salle sur Pfastatt ou un agrandissement de l’actuelle Poly, mais ça…

  1. Les meilleurs U15 (Aubin Desestrets puis les champions de France Alex Skoczylas, Valentin Tschamber et Hugo Minnig en juin dernier) ont quitté le club pour intégrer des centres de formation. Seraient-ils restés si l’ASSM avait pu engager une équipe de cadets France ?

NON ! Car pour bien connaître les structures de beaucoup de centres de formation nous sommes encore très très loin de leur structure professionnelle. Un jeune qui a l’opportunité de partir en centre de formation « professionnel agréé PRO A », pas dans n’importe quel centre de formation mais un bon centre de formation, doit la saisir. Le retenir serait une erreur car ces centres ont des structures que nous ne posséderons jamais. Le centre de formation de Pau, que mon fils a intégré, dispose par exemple d’un budget de 800000 euros pour les U18 et espoirs, de 6 salariés à plein temps, de deux salles dont le palais des sports pour eux avec les pros, d’une gestion médicale à la pointe, d’un podologue, d’un préparateur physique, d’un intranet, de structures d’accueil exceptionnelles et de partenariats avec des lycées. Voilà pourquoi nous ne les aurions pas retenus. Maintenant avoir des U18 France permettrait peut-être de conserver certains éléments la première année pour ensuite laisser très rapidement partir ceux qui arrivent à jouer à ce niveau. Mais rivaliser avec des centres de formation n’est pas possible. Néanmoins, encore une fois pour la continuité de formation, nous souhaiterions obtenir une équipe U18 France dès la saison prochaine.

  1. A propos des U15, revenons en mai dernier. La troupe dirigée par Stéphane Jung et Annick Riff, le premier remplacé début février par Jean-Luc Monschau, remporte le titre de championne de France à Agen. Alex, ton fils aîné, est un des fers de lance de l’équipe où évolue également ton plus jeune, Marc. Comment as-tu vécu cette fantastique épopée ? La nouvelle génération, avec Marc désormais joueur majeur, est-elle en capacité de rééditer cette performance ?

Alors là comme on le dit souvent, il faut l’avoir vu pour le croire ! C’était exceptionnel (et je n’aborde jamais le sujet de mes enfants !), le club de Pfastatt a été représenté de façon exceptionnelle et ce weekend à Agen restera pour ces jeunes un souvenir à jamais gravé dans leur vie de sportif mais surtout dans leur vie d’homme. Nous avons vu une équipe collective juste injouable sur ce final four, personne n’a cherché à tirer son épingle du jeu, tous les joueurs ont été au service de l’équipe (je dis souvent aux jeunes qu’il n’y aucun joueur plus important que l’équipe!), tous les joueurs majeurs ou remplaçants ont été exceptionnels. La demi-finale semblait perdue à -13 à 8 min de la fin, et ce retour… un jeu collectif, de la réussite au shoot, bref une équipe injouable ! Paradoxalement, la finale a été presque plus facile mais là à nouveau, devant une foule tout acquise à la cause de nos adversaires, nos jeunes ont été incroyables et je me plais à dire que toutes ces années de stress, de stages, de tournois, de sélections, de KGB… leur ont servi sur ce weekend car j’ai vu des jeunes aborder cette compétition comme des pros. Avec les coachs, nous avons mis en place durant trois semaines de préparation une véritable opération « Titre de champion de France »: entraînements plus nombreux, départ en bus la veille, nuit à l’hôtel, collation…

Cette année je pense que ce sera plus compliqué car nous manquons de puissance et de leaders naturels. Nous avons de très bons joueurs, mais pour un titre il ne faut pas être très bons mais encore plus. Ceci dit, l’année dernière à la même époque, je n’y croyais pas du tout, je fais confiance aux coachs et aux jeunes pour travailler, progresser et… gagner !

  1. Un refrain déjà entendu à Mulhouse revient régulièrement à nos oreilles : la formation, ça coûte cher et ça ne sert à rien puisque les meilleurs joueurs partent. Que réponds-tu à ce genre de discours ?

Cela fait trente ans que j’entends ça (j’ai moi-même été formé à Mulhouse). Je vais surprendre mais c’est en partie vrai, car ça coûte cher, entre les engagements, les déplacements, les indemnités des coachs, les équipements, les créneaux de salle… Si nous décidions de couper la formation, je suis persuadé que nous pourrions facilement accéder en N1. Cependant dire que cela ne sert à rien, ça dépend pour qui et comment on se positionne. Nous, dirigeants et entraîneurs, ne sommes pas là tous les jours pour nous-mêmes, nous ne sommes pas à la recherche de quelconques articles, récompenses et/ou reconnaissance mais juste par plaisir désintéressé. Nous sommes là pour les jeunes, leur plaisir. La formation, c’est ce qui nous anime. Pour ma part, je pense être à peu près compétent pour la formation mais pas pour gérer une équipe professionnelle, cela ne m’intéresse pas et je ne m’y connais pas. Donc je préfère rester dans mon domaine de compétence. J’invite ceux qui prétendent que ça ne sert à rien à simplement consulter la liste des joueurs formés chez nous qui sont partis. Ils sont partis, et bien tant mieux pour eux ! Ce qui est certain, c’est que si un jeune revient dans le Haut-Rhin et qu’il n’a pas réussi à être pro, il reviendra du coup chez nous. Et enfin je prends un réel plaisir à venir voir les tout jeunes jouer. Dans une association, il faut d’abord se faire plaisir, et mon plaisir c’est la formation.

  1. Pour finir, on rappelle que tu joues encore avec les seniors 4 en compagnie notamment de ton président, ton beau-frère Jérôme Lentz, et quelques entraîneurs lorsqu’ils sont libres. As-tu le même plaisir à jouer et te donnes-tu toujours à fond ? Ton mot de conclusion?

Plaisir sur le terrain oui, mais le corps ne suit plus comme à 20 ans mais il est vrai que je viens dès que je peux parce qu’avant tout on a plaisir à se retrouver tous ensemble autour de la même passion qui nous anime, même si après les matchs c’est parfois difficile… Je voudrais surtout profiter de l’occasion qui m’est donnée de m’exprimer ici pour tirer un grand coup de chapeau à tous mes entraîneurs, car ce sont eux la véritable réussite du club. On oublie trop souvent Alain HEMMERLIN et Christel CHAUMARTIN, qui font un travail exceptionnel avec les tout jeunes, ainsi qu’Abdel JAOUDI et Georges AUNIS. Que dire de Stéphane DIEBOLD sur les U13 avec ses deux coachs, Santo ROTTURA et Jordan HELDT ? Leur travail est juste énorme. Hervé CLODI, Annick RIFF, Anthony SIPP et Eric HEITZ mettent les U15 dans des conditions de travail exceptionnelles, Jean Louis TSCHAMBER et Quentin DIEHL poursuivent l’ouvrage de formation sur les U17 pour finir avec Julien BRUDER et Pascal SIEBOLD sur les U20 et S3, et Laurent MINNIG sur les S2. Vous l’avez compris, tout ce travail de très bonne qualité réalisé par tous les entraîneurs est un travail de groupe. Je remercie également Stephen COFFEY, joueur pro US du FCM, qui nous donne un coup de main sur des entraînements individuels et techniques que j’ai la chance de diriger avec lui, et qui touchent certains U15 et certains U17. Ce sont des séances hors normes qui apportent un nouveau regard sur le basket à ces jeunes. Enfin, Jean-Luc MONSCHAU… juste impressionnant, j’ai pu travailler plus avec lui sur les U15 France l’année dernière pour le final four. C’était vraiment superbe, sa qualité, sa générosité et sa connaissance. Je le répète : juste impressionnant !

Interview réalisée par JL-S

10 questions à Bertrand Taczanowski

7 novembre 2017    Catégorie(s) : Interview Imprimer. Imprimer.

Avec verve, enthousiasme et passion, Bertrand Taczanowski répond sans détour à nos questions. Découvrez les ressentis de l’homme, les pensées, idées et propositions de notre président!

Notre photo: nous sommes en avril dernier. Corinne et Bertrand Taczanowski applaudissent la qualification des U15 France pour le Final Four. Un mois plus tard, l’équipe dirigée par Jean-Luc Monschau, dans laquelle évoluait leur plus jeune fils Ugo, entrait dans l’histoire du club en devenant championne de France à Agen. (photo Jean-Laurent Soltner)

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